Rudolph Giuliani – Le leadership inspirant

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 Rédactionnel.

Admirer ne relève d’aucune immaturité. Tout dépend de notre capacité à porter un regard lucide, sur celles et ceux dont l’œuvre ou la pensée nous portent jusqu’à certaines hauteurs…

 

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Quel que soit le secteur, devenir un leader passe aussi par un exercice régulier de curiosité intellectuelle : s’imprégner de l’expérience de celles et de ceux qui nous ont précédés. Encore davantage, s’il s’agit de grandes figures du passé ayant accompli un acte emblématique, mieux une œuvre qui pour les plus anciens leur a survécu.

En ce sens, il n’y a pas lieu de rougir à se construire au fil du temps son propre panthéon de héros personnels, qu’il s’agisse d’hommes d’État, d’entrepreneurs, de penseurs, de chercheurs, d’artistes ou de sportifs. Bien au contraire, toutes ces références nourriront concrètement votre capacité à décider avec clairvoyance et discernement.

Lorsque le 11 septembre 2001, le maire de New-York de l’époque, Rudolph Giuliani, dut prendre des décisions rapides et opérationnelles, il n’y a guère de doutes à avoir sur le fait qu’il ait puisé dans ses propres modèles, une part importante de la force intérieure indispensable à l’organisation des secours, aujourd’hui louée par tous. Et demain, à des strates différentes de la société, d’autres décideurs confrontés à de nouveaux dilemmes se demanderont à leur tour avant d’agir, ce qu’un homme de la trempe de Rudy Giuliani aurait décidé à leur place d’accomplir. De telle sorte que s’établit un continuum vertueux, par lequel se transmet de génération en génération les retours d’expériences les plus inspirants.

Ne jamais craindre de s’ouvrir à plus grand que soi. A une condition toutefois et de taille.

L’admiration ne doit pas se transformer en dévotion, en une fascination béate, aveuglante et donc stérile, comme le rappelle fort justement le philosophe Charles Pépin dans son ouvrage La confiance en soi – Une philosophie. Féconde, la saine admiration vise à trouver des explications, retirer des enseignements pratiques, assimiler une méthode d’action utile au quotidien, ce qui suppose de toujours garder raison : d’avoir au préalable l’audace de porter un regard critique (constructif) sur celles et ceux que l’on place sur un piédestal.

De la même manière, se référer à des expériences éprouvées par les faits et le temps, oblige à accepter l’idée que tout ce qui est ancien n’est pas forcément dépassé, périmé, frelaté. Sinon, pourquoi des milliers de personnes à travers le monde s’intéresseraient encore aujourd’hui à la pensée d’un Platon ou d’un Aristote ? Tout simplement parce qu’après plus de deux millénaires, l’une comme l’autre continuent dans une large mesure d’éclairer le monde.

Trouver des références, parfois surprenantes, qui nous aident à mieux comprendre les temps présents. C’est précisément l’un des sens profonds de la démarche qui m’anime à votre égard. En vous soumettant ces quelques citations agrémentées de leur commentaire, il ne s’agit pas seulement de vous faire part de ma réflexion personnelle, mais de partager avec vous des visions d’augustes personnages qui – je vous le souhaite – deviendront peut-être une composante de votre boussole intellectuelle.

 

Complément du mardi 23 février 2021

 

En relisant mon texte avec plus de deux ans de décalage, je me rends compte que ma réflexion initiale omettait un point essentiel : que faire quand celui qui vous a inspiré, prend de manière inattendue un mauvais chemin, allant à l’encontre des principes qui lui ont valu votre estime, sinon l’admiration du plus grand nombre ?

Difficile cas de conscience. En outre, il s’applique clairement à la personnalité publique que j’avais choisie pour illustrer mon raisonnement.

J’ai franchement du mal à comprendre le soutien constant que Rudolph Giuliani apporte depuis 2016 à Donald Trump, lui qui faisait partie des républicains modérés durant les années 2000. Les liens new-yorkais doivent jouer pour beaucoup, et bien évidemment les intérêts économiques, une relation de fournisseur à client (d’avocat à client) s’étant établi entre les deux hommes.

Je ne suivrai jamais politiquement les soutiens de Donald Trump qui incarne tout ce que j’exècre en politique. Je n’oublie pas pour autant le travail accompli de 1994 à 2001 par Rudolph Giuliani en qualité de Maire de New-York, et reste impressionné autant par sa capacité à avoir su ramener la sécurité dans une ville alors gangrenée par la violence, que bien évident par le self-control dont il sut faire preuve le 11 septembre 2001, face au chaos consécutif à l’effondrement des Twin Towers. C’est ce Giuliani-là que j’aime et que je garderai en mémoire.

 

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